L'Irlande, qui affronte dimanche la Namibie, à Bordeaux (20h00) a besoin d'entamer ce Mondial par un succès. Histoire d'effacer de ternes matches de préparation et de rassurer un groupe en manque de compétition et par conséquent de jambes. Et puis, après le succès de l'Argentine sur la France (17-12) les équipiers de O'Driscoll regarderont aussi le tableau d'affichage avec attention. La différence de points et les bonus auront peut-être une importance déterminante.
Rassurés par la présence de O'Driscoll dont le rétablissement a été plus rapide que prévu (fracture d'un sinus), l'Irlande aborde cette confrontation face aux Namibiens, avec un peu plus de certitudes quant à son potentiel. Certes il y a bien eu le Tournoi des VI Nations, rassurant quant au jeu produit, même si la courte défaite face à la France et une moins bonne différence de points ont refreiné l'enthousiasme du moment. Depuis les blessures multiples et sérieuses des cadres O'Driscoll, Horgan ou D.Wallace n'ont pas permis à Eddie O'Sullivan, l'entraîneur, de parfaire les automatismes.
Deux défaites contre la Namibie
Et l'Irlande gardera à l'esprit qu'à deux reprises en des temps éloignés, elle a mis genou à terre face à la Namibie. C'était en 1991 (15-6, 26-15), lors d'une tournée aussi épique qu'épuisante pour les organismes. La Namibie s'appuyait alors sur un noyau de joueurs évoluant en Afrique du Sud, ce qui n'est plus le cas. D'ailleurs en 2003, les Welwitschias (le surnom des Namibiens - fleur du désert) avaient été balayés par de verts Irlandais (64-7). Aujourd'hui classée 24 e équipe mondiale, la Namibie ne constitue pas une menace pour ses adversaires réputés plus forts. « On veut être les premiers du groupe, insiste Eddie O'Sullivan. Et je choisis l'équipe qui fera le mieux ce boulot ».
La Namibie est prévenue. Elle dont le seul objectif sera de battre la Géorgie fera attention à ne pas rentrer avec un excédant de bagages... côté points. |