Encore sur son nuage bleu, l'Argentine a souffert, mardi soir à Gerland, pour battre (33-3) la Géorgie grâce à quatre essais de Lucas Borges (47e, 56e), Patricio Albacete (71e) et Federico Martin Arumburu (80e). Seulement quatre jours après leur victoire (17-12) contre l'équipe de France, les Pumas, privés de sept titulaires dont Agustin Pichot, n'ont décroché le point de bonus offensif qu'à la dernière minute face aux valeureux Géorgiens, largement soutenus par le public lyonnais, et se sont même retrouvés avec seulement trois points d'avance (6-3) à la pause.
Très puissants, les coéquipiers de Zedginidze ont tenu le choc pendant cinquante minutes avant de céder physiquement. «On va tout faire pour empêcher nos adversaires, à commencer par l'Argentine, puis l'Irlande et la France de prendre le point de bonus. Face à ces équipes, il est inutile de parler de victoire, mais il faut les contrarier», avait prévenu Henry Broncan, entraîneur d'Agen et consultant de la Géorgie pendant la Coupe du monde. Et les Géorgiens qui faisaient leur entrée dans la compétition ont tenu parole. Dès la 3e minute, Kvirikachvili ouvre la marque sur une pénalité. Malgré une large domination territoriale, les Argentins butent sur la défense de fer de leurs adversaires, impressionnants en force pure. Seule la botte de Felipe Contepomi leur permet de rentrer aux vestiaires avec un léger avantage (6-3).
Un petit avantage au score mais un net avantage physique. En deuxième période, la bravoure des Géorgiens ne suffit pas pour contenir des Argentins, bien décidés à marquer le point de bonus offensif. Plus le match avance, plus les coéquipiers du capitaine Ilia Zedginidze faiblissent physiquement et laissent des brèches au talent de Lucas Borges. Après une bonne conquête en touche et sur une attaque en première main, le trois-quarts du Stade Français marque le premier essai du match à la 47e minute. Et l'ailier des Pumas récidive huit minutes plus tard sur un ballon de récupération. A la 71e minute, Patricio Albacete met en lumière la fatigue adverse en transperçant une défense géorgienne mal replacée. «C'était difficile pour notre équipe qui n'a pas le banc de notre adversaire», avoue Ilia Zedginidze. |