L'Australie manquerait-elle de repères ? Les doubles champions du monde (1991, 1999), qui ouvrent leur compétition samedi (15h45) à Lyon face au modeste Japon, n'ont en effet pas foulé le terrain en test-match depuis le 20 juillet dernier. Depuis leur arrivée en France et à leur camp de base, à Montpellier, les Wallabies ont pourtant montré, ou feint de montrer, une belle insouciance. Car en plus de cette carence de préparation, les hommes de John Connolly ont connu pas mal de petits pépins et désagréments divers, qui mis bout à bout pourrait leur coûter assez cher lors de la distribution des prix.
Donc, avant d'aborder leur mondial cet après-midi à Gerland, les Australiens ont, dans l'ordre, connu depuis quelques semaines : le débat autour de la succession de leur coach, les problèmes de sorties nocturnes de Tuqiri et Dunning, le scandale lié à l'arrestation d'Andrew Johns, l'ancien conseiller de l'équipe interpellé à Londres avec de la drogue... N'en jetez plus !
John Connolly a en conséquence décidé de la jouer décontracté et a multiplié les boutades aux journalistes durant la semaine. Pas de quoi s'inquiéter outre mesure en effet puisque le premier adversaire proposé n'est que le 18e pays au classement IRB et que les autres opposants de cette poule B ne représentent pas franchement des obstacles insurmontables (Galles, Fidji et Canada). L'Australie, en outre, a quand même battu les All Blacks (20-15) pendant le Tri-Nations, incontestablement son match référence de ces deux dernières saisons.
L'équipe alignée par Connolly est on ne peut plus expérimentée puisque le quinze de départ additionne 799 sélections, record mondial. La charnière Gregan-Larkham représente à elle-seule 235 capes. Pour le Japon, entraîné par le célébrissime ailier néo-zélandais John Kirwan, pas question de penser à la victoire dans le stade de l'OL. Le véritable objectif reste de battre les Fidji quatre jours seulement après cette rencontre. |