Le seconde ligne du Canada, Mike James estime que son pays, équipe de «deuxième niveau mondial», a des arguments à faire valoir en vue d'une qualification pour les quarts de finale, même s'il devra livrer «un match parfait» pour rivaliser avec le pays de Galles, dimanche à Nantes.
« Comment le Canada aborde-t-il cette Coupe du monde ?
Nous sommes conscients que nous sommes une équipe de deuxième niveau, mais si on ne vient pas avec l'esprit de gagner des matches et progresser, on n'avait pas d'intérêt à prendre l'avion. Nous ne sommes pas venus en vacances. Nous nous sommes fixés l'objectif de gagner trois matches, c'est costaud, très ambitieux et ça commence ce week-end contre le pays de Galles. Si on n'arrive pas à battre les Gallois, cela sera plus compliqué de battre l'Australie au 4e match (rires).
Quelles sont les principales forces de la sélection ?
Ce n'est pas être prétentieux de dire que nous avons une conquête qui peut gagner des ballons contre n'importe qui. Il y a un bon esprit collectif, des mecs qui veulent gagner et bien représenter notre pays. On a des arguments à faire valoir, j'espère que l'on va être fier de notre performance en défense, en conservation. Après il faut gagner les ballons. Mais on progresse, petit à petit, et je pense que l'on va progresser dans les années à venir car l'entraîneur a eu la sagesse de choisir des joueurs de 20-22 ans, avec des perspectives pour la Coupe du monde 2011. Par le passé, on a souvent choisi les joueurs plus pour l'expérience et par l'âge, c'était une forme de récompense. Là, le regard est tourné vers l'avenir.
Que pensez-vous des Gallois et de ce premier match déjà crucial ?
Les Gallois sont ravis de nous jouer, cela va être très difficile. Ils cherchent des repères, à se mettre en place. Pour nous, c'est une grosse équipe qui se trouve cinq places devant nous (8e contre 13e au classement IRB). Logiquement on ne peut pas dire qu'on va les battre. Il faudra qu'on fasse le match parfait avec le moins d'erreurs, pas de plaquages ratés et surtout saisir les occasions si on veut rivaliser. Est-ce le meilleur moment pour les jouer ? Oui, peut-être mais il serait prétentieux de le dire. Ils perdent contre la France, gagnent à peine contre l'Argentine, prennent la raclée contre les Anglais, mais ce ne sont pas des équipes de notre registre. Si les Gallois avaient perdu deux fois contre les Etats-Unis, on serait ravis mais là, ce n'est pas le cas...» |