Le XV de France en a terminé vendredi avec une semaine de préparation chargée en terme de travail, mais aussi en émotions. Rassemblé au Centre national du rugby (CNR) à Marcoussis, les joueurs du groupe France ont une nouvelle fois axé leur travail sur la préparation physique, avant de retoucher le cuir en fin de semaine. «On a bien bossé cette semaine, s'est réjoui Bernard Laporte. Ça leur manquait de toucher le ballon, ils en avaient envie. Les préparateurs physiques leur avaient concocté une semaine copieuse et j'ai senti un peu de fatigue vendredi.»
Le sélectionneur national a le sens de l'euphémisme. Car la semaine écoulée s'est révélée pour le moins éprouvante pour les organismes, et les petits bobos se sont multipliés. Ainsi, Frédéric Michalak, touché à la cheville, et Thierry Dusautoir, blessé à l'épaule, ont eu droit à des séances spécifiques en fin de semaine. Vendredi, Sébastien Chabal s'est plaint d'un orteil, et David Marty du dos. Les deux joueurs n'ont pas terminé l'entraînement. Enfin, Damien Traille n'a pas participé à la séance de jeu pour éviter les contacts, et Sylvain Marconnet, qui se remet doucement d'une fracture du tibia, s'est encore contenté d'un footing. Le week-end de repos en famille devrait arriver à point nommé.
La semaine à Marcoussis a également permis au groupe France de constater que l'engouement autour de la prochaine Coupe du monde n'avait pas faibli. «C'est vrai qu'on a encore eu une semaine chargée, reconnaît Bernard Laporte. On a eu la visite du président (de la République), lundi, les filles de l'équipe de France de handball avec la ministre des Sports jeudi... Il y a eu du mouvement à Marcoussis.» Du coup, pour éviter que ses troupes ne se démobilisent, le sélectionneur des Bleus a cru bon de rappeler qu la concurrence restait et resterait la règle: «Je ne sais pas qui va jouer. Prenez Pierre Mignoni ou Jean-Baptiste Elissalde à la mêlée. Je ne sais pas qui va jouer, c'est du même niveau. Il y aura plusieurs critères : qui est en forme ? Qui bute ? En troisième ligne, la complémentarité sera importante. Mais il faut qu'il y ait de la concurrence car c'est à 30 qu'on gagnera. On aura besoin de tout le monde.» |