La France s'est adjugé sa place en quarts de finale en s'imposant (64-7) face à la Géorgie au Stade Vélodrome de Marseille lors de son quatrième et dernier match de poule. Selon le résultat en fin d'après-midi d'Irlande-Argentine, les Bleus joueront soit contre les Blacks à Cardiff, soit contre l'Ecosse au Stade de France.
La France avait ouvert le score sur une pénalité transformée par Lionel Beauxis (4e, 3-0). Puis le premier éclair du match était signé Yannick Jauzion, dont la prise d'intervalle impeccable permettait à Clément Poitrenaud d'aller inscrire le premier essai (6e, 10-0) sans absolument aucune opposition. Mais les Bleus, comme depuis le début de la compétition, semblaient assez nerveux et perdaient quelques ballons sur des petites erreurs techniques ou des approximations. Les Géorgiens de leur côté restaient bien concentrés et performants en conquête, en touche notamment.
La France s'appliquait alors à répéter ses gammes dans les mauls pénétrants et Beauxis concrétisait l'affaire (13-0, 18e). Sur le renvoi, le ballon était perdu par les Français et la faute s'ensuivait. Kvirikashvili manquait le but de pourtant relativement près.
A la 20e minute, Pierre Mignoni se blessait derrière la cuisse droite et était immédiatement remplacé à la mêlée par Jean-Baptiste Elissalde. Un passage à vide géorgien entraînait une pénalité à plus de 50 m pour Beauxis, qui se faisait un plaisir de taper le ballon vers et entre les poteaux adverses avec l'aide du vent ((24e, 16-0).
Sur une pénalité vite jouée par Elissalde, Magrakvelidze se rendait coupable d'un croche-pied sur le Toulousain, héritait d'un carton jaune, et dans la foulée Nyanga s'extirpait intelligemment côté fermé de la mêlée ouverte et marquait le deuxième essai tricolore (29e, 23-0).
Les Géorgiens, réduits à quatorze, ne refusaient pourtant pas le jeu et contraient même habilement les initiatives françaises, pas toujours inspirées. Sauf sur cette attaque latérale dans laquelle l'intervention de Christophe Dominici était décisive pour Beauxis, qui transformait lui-même ce 3e essai tricolore (36e, 30-0, et 100 % de réussite au pied pour l'ouvreur du Stade Français dans ces quarante premières minutes).
A la reprise, les Français ne retrouvaient toujours pas les bons automatismes malgré des intentions louables. Elissalde sortait alors de sa boite à malices une passe au pied latérale vers la droite et Dominici qui se jouait de son adversaire dans le coin droit et marquait l'essai du bonus offensif (45e, 35-0), assurant a priori la place de la France en quarts. Beauxis manquait la transformation et en même temps son premier coup de pied de l'après-midi. Dominici devenait le meilleur marqueur d'essais français en Coupe du monde.
Le cinquième essai partait d'un bon maul porté qui allait au-delà de l'en-but, et conclu par Sébastien Bruno (52e, 42-0 avec transformation de Beauxis en coin). Le public du Vélodrome avait alors le plaisir d'applaudir la rentrée de David Skrela, qui n'avait plus joué depuis sa blesure face à l'Argentine.
La Géorgie commençait alors à sérieusement se lasser, et Elissalde plaçait un deuxième coup de pied en forme de passe, vers la gauche cette fois, mais toujours pour Dominici, qui ramassait le ballon sous le nez d'un Géorgien et allait aplatir pour la deuxième fois de l'après-midi, son 25 essai avec les Bleus.
Les choses se facilitaient de plus en plus pour les hommes de Bernard Laporte et les turnovers se succédaient. Le huitième essai arrivait au terme d'un déboulé sans féroce opposition inscrit par Rémy Martin (66e, 59-0), entré en cours de jeu.
La Géorgie profitait d'une inattention française sur une pénalité vite jouée et Malsuradze sauvait l'honneur (71e, 7-59). La France concluait la rencontre par un ultime essai, le neuvième, signé Julien Bonnaire (80e, 64-7). |