Transparent contre l'Argentine, Yannick Jauzion (Photo), taulier de l'attaque tricolore, témoigne de son envie de se racheter.
«Yannick Jauzion, quel était le rôle des leaders au soir de la défaite contre l'Argentine ?
On a fait remonter ce qui n'allait pas. Il y a eu des mots durs à la vidéo, mais c'était mieux comme ça. C'est toujours plus utile de se dire les choses plutôt que de laisser pourrir une situation.
Et donc, qu'est-ce qui n'allait pas ?
On a manqué d'agressivité et d'investissement dans le jeu et au final, on n'a pas pu mettre de dynamisme. On doit prendre du plaisir sur le terrain. Mais pour se faire, il faut respecter l'adversaire, mettre les choses dans l'ordre. Il faut tourner la page maintenant. On a suffisamment parlé de ce match.
Pensez-vous qu'il vous a manqué un élément dans la préparation de ce premier rendez-vous ?
On ne peut pas remettre en cause nos deux mois de préparation à cause d'un match raté. Ce qui est frustrant, c'est que l'on n'a pas su exprimer tout notre potentiel.
Les Namibiens sont supposés être les adversaires les plus faibles de la poule. Au-delà de la victoire qui semble logique, quel sera l'intérêt de cette rencontre ?
C'est vrai que les Namibiens ne jouent pas dans un Championnat majeur, mais ils vont être vaillants et déterminés comme ils l'ont été face aux Irlandais. Après je ne sais pas s'ils tiendront tout le match, mais c'est un match à ne surtout pas prendre à la légère.
La pression a semblé trop lourde vendredi soir contre les Argentins. Elle sera pire face aux Irlandais qui joueront eux aussi une place en quart de finale. Comment allez-vous la gérer ?
(Il coupe) Je n'ose pas imaginer que nous ne soyons pas capables d'assumer une Coupe du monde à la maison. On va jouer notre jeu à fond. On a envie de montrer notre vrai visage quel que soit l'adversaire, que chaque joueur soit à la hauteur de l'événement.
Le public toulousain est réputé difficile et c'est au Stadium que vous allez affronter la Namibie.
On avait remarqué que c'était un public exigeant quand on avait affronté les Tonga avec l'équipe de France en novembre 2005. Mais ce sera une belle soirée notamment pour les joueurs toulousains.
Avez-vous envie d'être sur la pelouse dimanche soir ?
Bien sûr que j'en ai envie. Je veux montrer que nous évoluons d'une bonne façon. On suit un mouvement très positif actuellement. Mais on a surtout besoin de se faire plaisir. On a besoin de penser à nous d'abord. Et si ça sourit, alors on donnera du plaisir aux gens. Cette Coupe du monde en France doit nous donner une énergie positive et non pas nous accabler de pression. Aujourd'hui, il faut évacuer tous les doutes et se nourrir de notre sentiment de révolte. D'un point de vue plus technique, en mettant plus de dynamisme dans nos actions, on retrouvera cette ambition de faire subir l'adversaire.» |