A J-1 du coup d'envoi de la Coupe du monde, JoMaso, manager des Bleus, donne son sentiment sur l'état du groupe.
Quelle est l'ambiance à la veille d'attaquer cette Coupe du monde ?
C'est un peu plus calme qu'auparavant. On sent la tension qui monte au sein du groupe. C'est palpable, mais c'est toujours comme ça avant un grand événement. Il y a de plus en plus de silence et de moins en moins d'agitation.
Avez-vous le sentiment que vos joueurs sont prêts ?
Nous n'avons aucun souci sur le plan physique. Les joueurs ont été très bien préparés par le staff et je n'ai aucun doute sur leur capacité à rivaliser tout au long de la compétition.
A quoi ressemble cette dernière journée de la vie du XV de France avant le match ?
C'est repos complet. Les préparateurs physiques l'ont exigé. Ce matin, les joueurs ont eu une séance vidéo sur l'Argentine et notamment sur le match de novembre dernier. Cet après-midi, ils seront avec les soigneurs pour des séances de streching et de récupération. Seuls les buteurs (Michalak, Skrela, Elissalde et Traille) iront au Stade de France pour prendre leurs repères. Sinon l'entraînement du capitaine se fera ici à Marcoussis.
La composition de l'équipe d'Argentine est tombée. A-t-elle donné lieu à des réactions de la part des joueurs ou de votre encadrement ?
La seule question était de savoir si Juan Hernandez jouerait à l'ouverture ou à l'arrière. Il portera le numéro 10, mais de toute façon, avec le talent qu'il a, il est dangereux à tous les postes. Scelzo jouera à droite et pas Hasan. Ce sera Roncero à gauche. Nous connaissons tous ces joueurs. Ils évoluent quasiment tous dans le championnat de France. Leur équipe est conforme à celle que nous attendions.
Nous avons rencontré les arbitres, par la voix de Paddy O'Brien. Ils seront pointilleux sur les introductions en mêlée. Le numéro neuf devra être dans l'axe de sa mêlée et ne pas introduire au niveau du pilier gauche. Ils seront aussi attentifs aux joueurs qui s'infiltrent dans l'alignement adverse pendant le lancer, aux plaqueurs qui tombent dans le camp opposé pour gêner la libération du ballon et aux écrans en termes de course qui gênent les défenses.
Nous le connaissons. Ils nous a arbitrés en novembre. Nous avons confiance en lui. Il respectera la règle. Si le capitaine doit aller lui parler, c'est le seul qui en a le droit. Après ça ne sert à rien d'aller contester ses décisions. Nous jouons avec l'arbitre. C'est lui le patron.
Un mot sur le contexte demain au Stade de France. Est-ce que vos joueurs y pensent ?
Ils savent qu'ils vont vivre un moment exceptionnel. C'est la première fois que l'équipe de France va ouvrir une Coupe du monde. Mais il faut dédramatiser tout ça. Leurs familles, leurs amis seront dans les tribunes. Ils doivent s'en servir pour se transcender. Mais je ne suis pas inquiet. Tous ces joueurs ont l'habitude de participer à de grands matches. C'est la compétition qui les motive le plus. ça fait quatre ans qu'ils se préparent pour ça. Demain soir, on va tout donner, tout lâcher pour hisser notre niveau de jeu. |