Bernard Laporte (entraîneur du XV de France) : «On a eu une mêlée satisfaisante. Je n'étais pas inquiet samedi dernier, mais on avait quelques difficultés. C'était le premier match, il fallait se régler. Ce soir, on a retrouvé une mêlée conquérante, qui a mis les Anglais sous pression. C'est un point positif. Il fallait à tout prix gagner ce match, car pour le lancement de la Coupe du monde, il ne fallait pas perdre en France. On avait fait de ce match notre objectif. Je suis satisfait de la prestation.»
Jérôme Thion (2e ligne du XV de France) : «C'était très engagé. On avait à se racheter par rapport à ce qui avait été dit dans la presse sur la mêlée et la touche. Je crois que c'est chose faite. On est sur la bonne voie. Ils étaient venus avec la grosse équipe. L'objectif est atteint. C'est une grosse satisfaction collective.»
Raphaël Ibanez (capitaine du XV de France) : «Cela permet de se positionner par rapport aux autres et surtout de voir comment, nous, on se prépare. Par rapport au premier match, on avait pas mal de choses à régler. Ce second match est peut-être plus accompli. Pas à pas, l'équipe se construit et gagne en confiance. L'avenir dira si on a une grande marge de progression. La défense est toujours là. Il faut que cela devienne notre marque de fabrique. La continuité dans le jeu fait défaut, mais battre l'Angleterre deux fois cela fait du bien.»
Christophe Dominici (ailier du XV de France) : «L'important, c'est d'avoir gagné sans encaisser d'essai. On a fait preuve de beaucoup de solidarité. On a davantage tenu le ballon bien qu'il fût glissant. Cette équipe avait quand même filé soixante points au pays de Galles. On a encore des choses à travailler, mais ce n'est que le deuxième match que nous jouons. L'ambiance était extraordinaire. Le peuple français était derrière l'équipe de France. C'est à retenir. On a senti lors de l'arrivée du bus un engouement incroyable. A nous de faire que cette compétition soit belle en allant le plus loin possible.»
Fabien Pelous (deuxième ligne, bat le record de sélections en équipe de France avec 112) : «C'est fait, le record est battu. On passe à autre chose. Ca ne fait rien de plus que la 111e, la 100e ou la 90e. Je ne suis pas encore à l'heure du bilan. J'accumule et quand ce sera fini, j'aurai le temps de me retourner et de me dire que c'est pas mal ce que j'ai fait dans le rugby. C'est un match tendu, dur physiquement, car les Anglais étaient solides, ils se sont évertués à nous retarder dans les mêlées ouvertes. On n'a peut-être pas été assez virulents dans les nettoyages. Il reste des trucs à peaufiner.»
Cédric Heymans (ailier du XV de France) : «Le coach a fait tourner. On avait la pression pour faire la même prestation que les copains à Twickenham. On avait à coeur de confirmer le premier succès en Angleterre. Cela marque surtout une progression. Ce n'est pas négligeable de se positionner face à une nation majeure avant la Coupe du monde.»
Jo Maso (manager du XV de France) : «Nous les avons dominés dans la capacité à tenir le ballon. il y avait deux grosses défenses, mais à un moment donné on les a fait craquer. C'est dommage que l'on n'ait pas marqué sur le 2 contre 1 ou Imanol mange le ballon. On lui a dit. Tout le vestiaire l'a applaudi quand il est rentré. Il s'en souviendra. Ce fut un match intéressant. On a franchi un palier par rapport à Londres.»
Brian Ashton (entraîneur de l'Angleterre) : «Nous avons été trahis par nos fondamentaux qui n'ont pas été corrects, à l'exception des 10 ou 15 premières minutes. Nous avons ensuite perdu la possession du terrain et encaissé les pénalités. Nous avons perdu mentalement. On a donné dix points en dix minutes. Ce qui fait que nous n'avions plus aucune chance de battre la France à Marseille. Les Français ont très bien défendu. Ils nous ont mis sur le reculoir la majorité du temps. Nous étions très en colère la semaine dernière, nous sommes déçus ce soir, mais nos joueurs ont suffisamment de qualités pour revenir sur le devant de la scène.» |