La défaite contre l'Argentine (12-17) a très largement compliqué la tâche de l'équipe de France dans la route des quarts de finale. Dans le scénario idéal, les Bleus devaient battre les Pumas, puis leurs autres adversaires, dans l'ordre la Namibie, l'Irlande et la Georgie, afin de terminer en tête de la poule D, pour s'offrir un quart de finale à leur portée (l'Italie ou l'Ecosse). La deuxième place, qualificative elle-aussi, enverrait les Bleus disputer leur quart à Cardiff face aux All Blacks, autant dire une mission quasi impossible.
Avec cette défaite inaugurale, l'équipe de France peut en effet encore rêver de la première place de sa poule. Pour cela, elle doit évidemment gagner ses trois derniers matches, et espérer que l'Irlande batte l'Argentine le 30 septembre au Parc des Princes. Il serait aussi impératif de glaner à chaque fois le point de bonus (au moins quatre essais marqués) afin d'éviter les mauvaises surprises. Car même en gagnant les trois derniers matches, la France peut être éliminée, dans un cas de figure où les trois favoris de cette poule D termineraient à trois victoires chacun, et se départageraient grâce aux bonus ou à la différence de points.
Une certitude : grâce au point de bonus défensif obtenu à Saint-Denis, si les Bleus prennent maintenant cinq points à chaque fois, ils seront qualifiés de manière certaine, au pire à la deuxième place. Une défaite contre l'Irlande le 21 septembre condamnerait en revanche définitivement les espoirs tricolores. Fabien Pelous résume bien l'état d'esprit que les Bleus doivent afficher : «On a encore notre destin entre nos mains. Il y a encore trois matches à jouer, si on prend le point de bonus à chaque fois, on sera qualifiés quoi qu'il arrive. On est résolus à ne pas lâcher l'affaire. On ne se pose pas la question d'être premiers ou pas. Il faut prendre les bonus, point.» |