Honneur sauf. Malkhaz Cheishvili, l'entraîneur géorgien le martelait depuis des mois, il fallait à son équipe repartir de France avec au moins une victoire pour que le retour au pays ne sonne pas comme une humiliation nationale.
C'est chose faite depuis ce mercredi à Lens où la sélection des «Lelos» a battu 30 à 0 (trois essais à zéro), sous une pluie fine mais continuelle, la Namibie, autre pays qui n'avait jamais remporté la moindre victoire en Coupe du monde. Les «Weltwitschias», qui quittent la compétition après quatre défaites de rang, encaissent un onzième revers en autant de matches de phase finale de Coupe du monde. Seul le Japon a fait pire avec treize défaites consécutives.
Les Géorgiens ont dominé une rencontre dans laquelle leurs adversaires ne sont jamais vraiment entrés, probablement trop justes physiquement après les efforts fournis lors des matches précédents.
La Géorgie, contrairement à la Namibie, n'est d'ailleurs pas mathématiquement éliminée de la compétition. Puisqu'il lui reste un match à disputer, dimanche à Marseille, face à l'équipe de France. Un match qu'il faudrait néanmoins gagner avec un tel écart que Grigol Labadze, ne peut lui-même croire à un tel exploit: «Faut pas exagérer» a déjà avoué le 3e ligne de Toulon. |