Une première victoire en Coupe du monde. Tel est l'enjeu de la rencontre qui opposera mercredi la Géorgie à la Namibie dans le groupe D, à Lens. Même si les joueurs du Caucase auront encore une dernière et infime chance de l'emporter le 30 septembre contre la France, pour les Namibiens au contraire il s'agira bien de l'ultime match dans la compétition. D'ores et déjà éliminées avec respectivement deux et trois défaites concédées, les deux formations tenteront donc de faire bonne figure pour quitter la Coupe du monde sur une bonne note, sur une victoire qui voudrait dire beaucoup.
Elle commencerait d'abord par récompenser les gros progrès effectués par ces deux sélections depuis quelques saisons. Pour sa troisième participation consécutive, la Namibie entraînée par Hakkies Husselman n'aimerait pas une nouvelle fois rentrer au pays bredouille. «Si on veut réussir notre Coupe du monde il nous faut une victoire. Autrement je serai très déçu», prévient-il. Outre le prestige, ce succès raisonnerait également comme un aboutissement. «Pour les jeunes joueurs c'est un privilège mais on arrive à un point où on ne veut plus rester dans une période d'apprentissage. Il faut se dire qu'on vient pour être compétitif. Et il faut un esprit de compétiteur», ajoute-il.
Pour le capitaine, Kees Lensing, le son de cloche est identique même si la fatigue commence à se faire sentir. «C'est la fin et les gars veulent rentrer. Ils sont aussi un peu déçus par le score contre l'Argentine (63-3). Mais il nous reste un boulot à faire et on veut terminer en beauté», déclare-t-il. Mais pour ce faire, il va falloir prendre les choses en main : «On ne peut pas se contenter de défendre. Il va falloir attaquer. Il va falloir être très présent au défi physique», explique-t-il.
Et pour répondre à ce défi lancé par les Namibiens, les joueurs de Malkhaz Cheishvili vont «assembler une équipe très expérimentée. Nous visons la victoire, et nous jouerons sans doute un grand match», annonce le sélectionneur géorgien. Déterminé lui aussi à ce que son équipe soit maître du jeu, il ajoute vouloir que ses jouent «gardent le contrôle du ballon le plus possible, et dirigent la manoeuvre du match» .
Un match auquel deux équipes largement renouvelées participeront puisque ce sont pas moins de huit changements qui ont été opérés de part et d'autre. La seule absence de taille réside dans les rangs géorgiens avec la blessure du capitaine habituel, Ilia Zedginidze (photo l'Equipe). Durement touché contre l'Irlande, le deuxième ligne, contraint la mort dans l'âme de prendre sa retraite, observera donc ses coéquipiers des tribunes avec le secret espoir de les voir briller, peut-être un peu aussi pour lui.
L'équipe de Géorgie :
Urjukashvili - Machkhaneli, Kacharava, Giorgadze, Shkinin - (o) Kvirikashvili, (m) Abuseridze (cap.) - Urushadze, Chkhaidze, Labadze - Gorgodze, Datunashvili - Zirakashvili, Giorgadze, Shvelidze.
Remplaçants: Khinchagashvili, Kopaliani, Didebulidze, Udesiani, Samkharadze, Gigauri, Khamashuridze.
L'équipe de Namibie :
Bock - Witbooi, van Zyl, Powell, Langenhoven - (o) Losper, (m) Jantjies - Burger, du Plessis, Nieuwenhuis - Senekal, Kazombiaze - Visser, Horn, Lensing (cap.).
Remplaçants: Meyer, Redelinghuys, du Toit, Esterhuize, van Tonder, Africa, Schreuder |