Si côté français, on aurait préféré éviter les All Blacks en quarts de finale, côté néo-zélandais, on ne se réjouit pas forcément non plus d'affronter l'équipe de France aussi tôt dans la compétition lors de sa Coupe du monde. « On va jouer contre la France, il faut prendre cela normalement, sans plus de pression », déclare Steve Hansen, l'un des entraîneurs adjoints de la Nouvelle Zélande. Et même si le match se déroulera à Cardiff, au pays de Galles, il reste méfiant. « Sur un jour, l'équipe de France peut battre n'importe quelle équipe », annonce-t-il. « Nous n'avons pas le pouvoir de choisir notre adversaire. La France est une grande équipe et nous avons avec elle une grande histoire », précise-t-il ensuite.
Comme pour conjurer le sort, pour éviter de gamberger ou de penser aux «rares» défaites passées concédées par les Blacks face aux Bleus, le technicien préfère se focaliser sur le jeu de son équipe plutôt que de penser à son futur adversaire. « Ce qui est arrivé avant n'a plus d'importance pour les joueurs, ce qui compte désormais c'est le match de samedi. La seule chose dont nous devons avoir peur est de ne pas jouer de la façon dont nous savons jouer, de ne pas jouer à notre maximum », explique-t-il. «Il est important que nous restions concentrés sur notre objectif », ajoute-t-il enfin. Et pour mieux rester concentrée durant toute la semaine, la délégation néo-zélandaise s'envolera dès lundi en début d'après-midi, direction Cardiff. |