
Stadium : la passion ovale
Quelle autre ville en France est aussi étroitement associée au rugby que Toulouse ? Aucune à n’en pas douter. Pas seulement parce que sa situation géographique et son dynamisme économique - grâce au pôle aéronautique notamment - en font la ville-phare du Sud-Ouest, fief de l’Ovalie. La cité haut-garonnaise abrite en son sein plus qu’un symbole, un monument du rugby français : le Stade Toulousain. Le club le plus titré de France, avec seize Boucliers de Brennus ramenés place du Capitole, est aussi le plus populaire. Fidèle à son enceinte des Sept-Deniers et son stade Ernest-Wallon (20 000 places), il lui arrive toutefois de prendre possession du Stadium lorsque la ferveur des supporters rouges et noirs l’exige.
Au temps du « petit Wembley »
Arène dédiée à la tauromachie peu après son inauguration en 1949, le Stadium devient quelques années plus tard l’antre du Toulouse Football Club, qui prend une nouvelle envergure en remportant la Coupe de France en 1957. Depuis, les Violets du Téfécé n’ont plus quitté une enceinte agrandie en 1984 et surnommée « le petit Wembley ». Quatorze ans plus tard, le Stadium est à nouveau rénové à l’occasion de la Coupe du Monde de Football 1998 : sa capacité est portée à 37 000 places et la visibilité rendue maximale. En septembre 2001, la catastrophe industrielle d’AZF l’oblige à fermer ses portes durant plus d’un an pour subir des réparations.
Le rugby en son jardin
Le rugby s’est toujours senti chez lui au Stadium. Le XV de France y évolue pour la première fois en 1956 face à la Tchécoslovaquie (28-3). Mais son principal fait d’arme dans la « ville rose » reste ses deux victoires face à la Nouvelle-Zélande, en 1977 d’abord (18-13), puis en 1995 (22-15). Le Stadium a également accueilli une rencontre des Bleus lors de la Coupe du Monde 1999, marquée par un succès face aux Fidji (28-19). Côté championnat, pas moins de douze finales s’y sont déroulées dont la dernière, en 1973, sacrant Tarbes aux dépens de Dax. Enfin, les épopées européennes du Stade Toulousain ont souvent fait escale dans un stade alors en ébullition. En 2003, Frédéric Michalak envoie les siens en finale en marquant un essai transformé par Jean-Baptiste Elissalde, dans les dernières secondes, face aux Irlandais du Munster (13-12). Un mois plus tard, Toulouse remporte la Coupe d’Europe pour la deuxième fois de son histoire, avant de réussir le triplé deux ans plus tard. Le Stadium en redemande. |